Partage de données pour les fabricants
Seriez-vous prêt à partager vos données avec un autre fabricant ?
Le partage des données dans le secteur manufacturier est, pour parler franchement, une idée révolutionnaire. Et pourtant, c'est une idée qui a le potentiel de transformer la manière dont nous créons de la valeur.
Dans un récent livre blanc, le Forum économique mondial, en collaboration avec le Boston Consulting Group, a présenté une vision de ce à quoi pourrait ressembler l'avenir du secteur manufacturier grâce au partage des données.
Voici les 10 choses que vous devez savoir.
10 choses à savoir sur le partage des données
1.) Qu'est-ce que le partage de données ?
Le partage de données consiste simplement pour les fabricants à mettre (de manière sélective) leurs données à la disposition d'autres entreprises et organisations.
Le partage de données peut avoir lieu entre fabricants au sein de,
- Au sein d'un même secteur (par exemple, les fabricants de produits pharmaceutiques qui partagent leurs bonnes pratiques)
- Entre les différents processus (par exemple, lorsque des opérateurs partagent des données sur les pannes d'un équipement donné)
- Parmi toutes les entreprises participant à une même chaîne de valeur.
2.) Il existe plus de cas d'utilisation que vous ne le pensez
Plusieurs cas d'utilisation du partage de données me viennent immédiatement à l'esprit.
Par exemple, la mise en commun de données sur la qualité visuelle afin de créer un ensemble d'apprentissage plus solide pour Vision par ordinateur . D'autres applications sont peut-être moins évidentes.
Le rapport du Forum économique mondial a mis en évidence cinq domaines clés pour le partage des données.
- Optimiser la gestion des actifs – Des données de meilleure qualité pour aider Apprentissage machine l'IA à améliorer la disponibilité, l'efficacité et la qualité
- Suivre les produits tout au long de la chaîne de valeur – une meilleure compréhension des lieux, des moments et des raisons
- Suivre les conditions tout au long de la chaîne de valeur – pour une meilleure visibilité et une qualité accrue, ainsi qu'une mise en conformité et un reporting simplifiés
- Partager les caractéristiques des produits – donner vie aux jumeaux numériques
- Vérifier la traçabilité – Collaborer pour une visibilité totale sur la chaîne d'approvisionnement.
3.) Applications la base du partage des données
Le partage des données pose de nombreux défis. Parmi ceux-ci, l'interopérabilité et la collecte des données occupent une place prépondérante.
Le rapport soutient donc que les applications constituent le fondement du partage des données. Applications des données pertinentes pour un processus bien défini. Ce niveau de détail et cette portée sont essentiels pour assurer l'harmonisation entre les entreprises.
4.) Les avancées les plus importantes de la quatrième révolution industrielle nécessitent le partage des données
À ce stade, vous avez sans doute déjà entendu parler de tout le battage médiatique autour de la maintenance prédictive et du contrôle autonome.
Le fait est qu’aucune des avancées les plus prometteuses de l’Industrie 4.0 ne serait possible sans des ensembles de données véritablement colossaux – des ensembles de données qu’aucun fabricant ne peut constituer à lui seul.
En partageant leurs données, les fabricants peuvent constituer un historique plus complet des événements et des processus. Ces données supplémentaires fournissent davantage de matière première aux algorithmes avancés.
5.) Le partage ne signifie pas nécessairement un échange entre pairs
Le rapport a tenu à préciser un point : le partage de données ne signifie pas un échange de type peer-to-peer. Les risques pour la sécurité sont trop élevés, l'avantage concurrentiel trop précieux et le niveau de confiance trop faible.
Les analystes proposent plutôt un modèle dans lequel des tiers jouent le rôle d'organisateurs et d'intermédiaires, garantissant ainsi un échange sécurisé et confidentiel. Ces intermédiaires peuvent être de grandes entreprises informatiques, des fabricants d'équipements d'origine (OEM) ou des start-ups innovantes spécialisées dans les données.
Quel que soit le courtier, il est essentiel de faire appel à un tiers pour faciliter les démarches.
6.) La confiance et les compétences techniques constituent les principaux obstacles
L'auriez-vous deviné ? Si le partage des données recèle un potentiel révolutionnaire, la confiance et l'expertise constituent toujours des obstacles.
D'une part, les fabricants doutent que les services existants soient suffisamment sûrs pour garantir la sécurité et la conformité. D'autre part, de nombreuses organisations ne disposent pas des data scientists et des ingénieurs nécessaires pour participer à un programme de partage de données.
Les auteurs du rapport s'attendent toutefois à ce que cette situation évolue à mesure que les grands fabricants prendront conscience de l'intérêt du partage des données.
7.) Les procédures papier ne suffisent plus
Cela peut sembler évident. Mais le fait de partager un entrepôt rempli de rapports papier ne servira à rien.
Le rapport suggère que l'un des obstacles persistants au partage des données réside dans la lenteur avec laquelle le secteur adopte la numérisation complète des processus papier.
8.) Les silos d'informations non plus
Le secteur manufacturier, plus que bien d'autres, souffre du cloisonnement des données. La mise en place d'un véritable programme de partage des données nécessite une intégration à la fois horizontale et verticale des flux de données.
9.) Le partage des données est également un enjeu commercial
Parmi les fabricants interrogés dans le cadre de ce rapport, nombreux sont ceux qui ont indiqué que la détermination de la valeur commerciale constituait un facteur limitant.
Compte tenu des ressources en jeu et de la difficulté à quantifier les améliorations en matière de partage des données avant le lancement du programme, de nombreuses organisations ont eu du mal à 1.) démontrer que le programme en valait la peine, 2.) évaluer avec précision les ressources nécessaires à sa mise en œuvre, 3.) anticiper la valeur ajoutée du programme.
Toutes ces questions relèvent essentiellement du domaine commercial, mais elles sont pourtant essentielles pour concevoir un programme de partage de données qui crée de la valeur.
10.) La valeur attendue est réelle
Les auteurs du rapport estiment que la valeur minimale du partage de données s'élève à 100 milliards de dollars. Environ 80 % de cette valeur devrait provenir de l'amélioration de la performance des actifs et de la visibilité de la chaîne d'approvisionnement.
Étant donné qu'il s'agit là de domaines dans lesquels tous les fabricants auraient tout intérêt à s'améliorer, je voudrais conclure par une question :
Quel impact le partage des données pourrait-il avoir sur vos activités ?